blogorama
 

Avatar  (Chroniques du 7e Art) posté le samedi 06 février 2010 17:01

Il est des films pour lesquels on résiste longtemps, parce qu’on n’est pas emballé plus que ça, jusqu’à ce qu’une âme charitable qui veut votre bien-être culturel vous y traîne par la peau des fesses

*

Mon avis sur le sujet est tranché en deux, à l’instar de ce film qui se révèle être très manichéen. Sur le plan scénaristique, c’est en effet aussi subtil que : le bien (les gentils autochtones qui ne demandent rien de plus que rester en communion avec leur milieu naturel) versus le mal (les sales chiens de capitalistes –dixit le Chat Potté- qui viennent exploiter la planète)… Et tout raser naturellement, y compris les arbres sacrés, ça va avec.

*

On tombe dans tous les gros clichés vieux comme le monde et qui énervent la populace à savoir le colonel américain bodybuildé hystérique et patriote jusqu’au bout de sa coupe en balai brosse, le jeune chef de projet tête à claques sans une once de savoir-vivre, le frère hargneux et protecteur, les méchants vraiment méchants qui veulent faire maaal et tourner trois fois le couteau dans la plaie, les ennemis qui deviennent des alliés et j’en passe… {#}

*

Le scénario est cousu de fil blanc, on sait qui va mourir, pourquoi comment et quand, ainsi que les conséquences que ça va avoir. Ou alors j’ai un esprit supérieur à la moyenne, ce qui est possible aussi. {#}

*

C’est ultra consensuel et dirigé de manière à ce que tout le monde s’y retrouve avec de bonnes vieilles valeurs fédératrices des masses. Attention je spoile un peu ! La jouissive revanche des autochtones contre les envahisseurs me fait doucement marrer quand on sait que le film est surtout diffusé dans des pays qui ont été amenés à en coloniser d’autres…

*

Parce que Avatar, ce n’est ni plus ni moins que l’histoire de Pocahontas revisitée par James Cameron. Sauf que ça se passe sur une autre planète, Pandora, qui porte un bien joli nom d’ailleurs. Le héros suit le parcours initiatique type, du salaud inconscient et formaté de base jusqu’au Sauveur de toute une nation qui aura au milieu du film le temps de se faire jeter un minimum parce qu’il était une tête de bocal à la base. {#}

*

Néanmoins, sur le plan visuel, j’ai adoré le rendu des personnages Na’vis. C’est vrai qu’avec toutes ces couleurs flashy on en prend plein les mirettes pendant 2h30 (et encore, je ne l’ai pas vu en 3D), mais vivre dans un monde en technicolor ne me dérange pas, bien au contraire. Ca aurait même tendance à me donner la pêche. Les couleurs, surtout en nocturne, m’ont rappelé les grands fonds marins, et notamment les documentaires d’Alastair Fothergill{#} avec toutes ces petites bestioles qui pulsent de la lumière fluo. Certaines petites créatures, en particuliers les délirants petits lézards tournoyants, en sont peut-être inspirés…

*

J’ai adoré la recherche sur la faune et la flore, le rendu des couleurs et des textures, comme la peau des Na’vis qui est piquetée de petits points phosphorescents la nuit venue. Et j'adoOore le bleu, ça m'apaise... Ces personnages en eux même ont d’ailleurs une très belle gestuelle, fine, élancée et sauvage, même si là encore formatage il y a… {#} Car le peuple des Na’vis ressemble à une brassée de clones et ne comporte aucune créature difforme ou handicapée. Ils sont tous beaux, sains et vigoureux. N'est-ce pas merveilleux... Vers l’uniformisation des masses ?!

*

Sinon les couleurs en nocturne m’ont vraiment charmée, surtout les empreintes de pas plus claires qui restent quelques instants imprimées avant de disparaître. Un peu comme le modèle de ce que devrait être l’empreinte de l’Homme sur la Nature…

*

C’est un paradis bien cruel qui nous est montré là, puisque totalement inaccessible, et pourtant si chamarré et attrayant (oui, un de mes grands rêves est de sauter d’arbre en arbre à moitié nue dans une jungle moussue {#}). Et si on va encore plus loin, le lien unissant chaque membre de la tribu à un autre, ainsi qu’à chaque être vivant, passé ou présent, est loin de me laisser indifférente. C’est une véritable Utopie qui est ici présentée, ou chaque être vit dans le respect de l’autre (d’où le terme de paradis, car nous pauvres humains en sommes bien incapables). C’est l’éveil de la Kundalinî, ou éveil de la conscience permettant de se relier à l’Universel.

*

Donc même si ça reste du divertissement de masse, il m’a quand même bien fallu quelques minutes à la fin du film pour me reconnecter au monde réel, ce qui me laisse penser que le charme a été assez puissant pour me faire voyager… Ce qui au fond est déjà une belle réussite. {#}

lien permanent

^o^ Bonne Année 2010! ^o^  (Ma Vie n'eSt pAs uNe SiNécuRe) posté le vendredi 01 janvier 2010 15:00

 

{#} ET AUX 2 ANS DU BLOG ! {#}

Waaaah je me suis fait bien plaisir avec les couleurs là ! Y a vraiment qu’à Noël où je peux faire péter le rouge, le jaune, le bleu et le vert vifs sans avoir honte ! ^^

lien permanent

Archer 4  (Croquis & Esquisses) posté le mercredi 30 décembre 2009 20:14

La version encrée en noir –au Staedtler, hein, pas à la plume… Il y a des limites à mon masochisme ! {#} J’ai voulu un décor ultra discret, afin de ne pas empiéter sur le personnage…J'adore le rendu noir et blanc, mais je pense que je vais quand même coloriser... sûrement à l'aquarelle d'ailleurs.

lien permanent

Archer 3  (Croquis & Esquisses) posté le mercredi 30 décembre 2009 15:07

Et voilà ce que ça donne avec la tenue et le visage… Je suis plutôt fière de moi en fait ! ^^  Au niveau de l’armement, j’ai rajouté une petite dague jambe gauche pour le combat rapproché. J’ai choisi une tunique ouvragée sur le côté des manches, et soutenue par un corset, parce que je trouve ça tellement sexy… {#} Un pantalon et une paire de bottes pour le reste de l’équipement. Il ne reste plus qu’à gommer et encrer !

lien permanent

Archer 2  (Croquis & Esquisses) posté le mardi 29 décembre 2009 21:41

Rajout des accessoires : carquois, flèches et arc ou le parfait équipement pour un archer ! ^^

Pour bien représenter les gestes et attitudes de mes personnages, j’utilise le tome 3 de Tadashi Ozawa, Le dessin jap’anime.

Ce bouquin est une véritable mine d’or, qui explique de façon très abordable les notions de perspectives et proportions, en donnant de très nombreux exemples de personnages représentés dans des postures diverses et variées. C’est l’outil idéal pour ceux qui ne savent pas trop comment dessiner un personnage suivant s’il est assis, couché, de trois quart… Il est vraiment très utile. {#}

lien permanent