Des vampires pas comme les autres...

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Je suis de retour pour un temps après avoir essuyé maintes tempêtes et affronté maintes créatures... il y a du passage de niveau dans l'air. Me voilà donc émigrée dans les terres angloises, que j'ai rejointes à la base pour une sombre histoire de Loch Ness. Et établir une nouvelle cahute dans une Forêt différente, cela demande un peu de temps.

 

Qu'importe, je suis à présent installée au coin du feu avec un bon grog et si je n'ai pas déjà tout bu sers toi donc un verre l'Ami! Quand on ne veut pas sombrer dans l'hibernation (ou trancher du Gobelin, parce que c'est un peu violent, des fois) le mieux c'est encore un bon bouquin! Ce livre est le petit dernier du fameux Guillermo del Toro qui est en train de nous concocter une trilogie vampirique des plus intéressantes. Co-écrit avec Chuck Hogan, le premier tome s'intitule La Lignée.

 

Et si tu t'imagines des strass luminescents ou un acteur des années 30 cabotinant dans une cape de velours avec de longues canines effilées, tu n'es pas sur la bonne voie... car les vampires du Sieur Del Toro sont tout autres. Tâche de prendre garde à leur aiguillon rétractable...

 

Tout commence par un ancien conte d'Europe de l'Est, une histoire que les grands-mères content à leurs petits-fils, comme Abraham Setrakian, pour les aider à finir leur soupe. L'histoire d'un jeune noble à la fois particulièrement grand et chétif, qui revint seul rescapé d'une battue en forêt. Seul et un peu différent.

 

Puis on change d'époque pour se retrouver face à un boeing qui se pose sans accroc sur le tarmac de Manhattan, mais dont tous les occupants sont mystérieusement morts. Tous sauf 4. Et c'est là qu'entre en scène le docteur Ephraïm Goodweather, qui va devoir résoudre cette enquête remontant aux confins des mythes européens. Et lorsque les morts se relèvent, cela ne peut être un bon signe...

 

Ce récit haletant est mené d'une main de maître et alterne différents personnages aux noms tous plus classes les uns que les autres, ce qui fait que je l'ai tout simplement dévoré, impatiente que j'étais de savoir ce qui allait se passer pour les uns et les autres. Le vocabulaire est extrêmement riche et précis, c'est plaisant de voir que certains auteurs cherchent encore à se donner du mal pour leurs écrits et à dépasser la pisse de chat que produisent certains. Petite note exotique fort plaisante également, la présence de mots étrangers par-ci par-là, comme semés entre les pages de l'ouvrage! Et puis une fantastique description d'une éclipse, sur plusieurs chapitres, transcendée par des commentaires presque métaphysiques...

 

Une atmosphère totalement captivante et une vision originale de l'underground vampirique! J'ai hâte de pouvoir visionner tout ça dans les salles obscures... en attendant je vais me resservir un grog.

mercredi 08 décembre 2010 13:22 , dans Manuscrits et Parchemins


Quand adaptation rime avec trahison

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Argh. Je suis malencontreusement tombée sur la suite 2009 des dessins animés adaptés des X-men et appelée Wolverine et les X-Men (suite de X-Men Evolution sur Cartoon Network).

Tout ce que ça m'inspire, c'est une chute à genoux au bord d'une falaise sous la tempête en hurlant « pourquoiiii »! {#}


Le design des personnages est abominable et les dialogues sont d'une vacuité affligeante. On se croirait dans une sitcom de seconde zone. Ils ont fait de Scott un monstre bodybuildé taillé en V aux bras sur-développés. Logan a des favoris tellement longs qu'on pourrait presque y faire des nattes. Les tenues sont moisies. Les épisodes reprennent des répliques ou des attitudes des films et mélangent un peu de ci et un peu de mi dans un joyeux capharnaüm. L'ordre d'apparition des personnages sur le plan chronologique n'est pas du tout respecté.


L'action se passe en partie dans un futur dévasté où les mutants sont traqués par des Sentinelles et enfermés. Et par exemple, dans le générique, on peut voir deux enfants s'enfuir au milieu des décombres, doudous en main. Ils portent une chemise grise arborant l'étoile jaune. Et là, Logan arrive tous crocs dehors en combi orange et noire pour venir les sauver... c'est du grand n'importe quoi!


Les doublages sont à chier et le scénario des épisodes téléphoné. Vraiment ça me désole que les jeunes générations connaissent les X-men par ce biais là. {#} C'est pas possible de dénaturer à ce point ce comics! A ce stade, ça n'est même plus une pâle adaptation, c'est de la bêtise! Et ce lavage de cerveau est consternant! Les contenus sont simplifiés au maximum, le vocabulaire et l'intrigue sont réduits aux bases. Je ne suis pas une spécialiste, mais sans être puriste, y'a de quoi s'arracher les cheveux. Si même eux sont tombés au combat, alors je crains qu'il n'y ait plus rien à faire. (Ptite poussée réactionnaire avec mon illustration... ^^) Où va le monde ma bonne dame... {#}

mardi 03 août 2010 12:52 , dans Bd, Mangas & Japan


Inception ou l'histoire d'une Toupie... ^^

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Grandiose.

Je suis ressortie du cinéma humant la nuit avec un sourire en tranche de courge me faisant deux fois le tour du visage. Ce qui est une bonne nouvelle. {#} Le petit dernier du brillant Christopher Nolan est mené d'une main de maître jusqu'à l'ultime fin (qui n'en est pas une, forcément avec un sujet pareil, et titille encore bien comme il faut maintenant).


Inception met en scène des « Extracteurs », qui pénètrent dans les profondeurs les plus intimes de leurs proies, dans leurs Rêves, afin de leur soutirer des informations capitales, farouchement protégées par leurs Subconscients et leurs Projections mentales. Dans cet univers onirique, le prestige intervient lorsque les extracteurs parviennent à semer une Idée dans l'esprit de leurs victimes, et de réussir à la faire germer, afin qu'une fois réveillés, les cobayes pensent que cette idée leur est propre. C'est loin d'être évident bien sûr.


C'est même un véritable périple des plus palpitants, un déchaînement d'actions qui tiennent en haleine jusqu'à la dernière seconde, ce qui est particulièrement astucieux si l'on considère que le film fait 2h30. Au final, le réalisateur a réussi, comme dans les rêves (où 5 minutes réelles correspondent à 1 heure onirique) à compresser le temps, à nous faire entrer dans tous ces subconscients agités.


Parce que le spectateur se balade dans 4 niveaux de conscience, défiant les lois de l'apesanteur, passant de l'un à l'autre. La réalité, où tous sont endormis dans un rêve, qui en mènera certains dans un autre rêve dans le premier ; dans ce deuxième rêve, certains iront à l'étape supérieure (si tu suis bien l'Ami, ça fait un rêve dans un rêve dans un rêve). {#} Et au-dessus encore, il y a la clé, la réponse cachée dans le Coffre, la barrière finale du subconscient. Le tout étant de ne pas se faire tuer, afin de ne pas être piégé dans les Limbes. Ça a l'air compliqué comme ça, mais ça n'a rien de bien sorcier. Certains ont comparé Inception à Matrix. Ça n'a absolument rien à voir. Et puis il suffit juste de se laisser guider par le fil d'Ariane à travers le Dédale des rêves emboîtés.


Ariane, c'est d'ailleurs le nom que porte la jolie Ellen Page, qui incarne l'Architecte, celle qui crée les différents niveaux du Rêve. Dans le rôle de l'Extracteur en chef, on retrouve Leo qui écope une fois de plus d'un lourd passé familial et d'amours bien malheureuses. Mais il le fait vraiment bien alors bon... On découvre également le charisme animal de Tom Hardy, un petit futé qui fonce dans le tas et rêve en gros... {#} Ahem. Et puis il y a aussi l'adorable Joseph Gordon-Levitt, qui joue l'intello coincé de service et que j'avais abandonné au stade de puceau dans 10 bonnes raisons de te larguer, avec Heath Ledger. Ma fois, il a mûri, pris des épaules et ça donne envie de dévergonder tout ça! {#} En plus en apesanteur, il a la grâce d'un homme-araignée. Et je lui trouve un air de ressemblance assez troublant avec Heath justement... L'équipe fonctionne vraiment bien et paraît très soudée. Notons aussi la présence du sexy Cillian Murphy (oui oui, j'arrête avec les hormones ^o^'')!


Sans plus tarder, je sacre donc Inception film de l'année, parce que ça fait du bien de cogiter un brin dans les salles obscures, et de ne pas être seulement pris pour une meule de foin!!! Je t'encourage donc fortement à aller le voir l'Ami, et même en VO si tu es un grand fou. La seule inquiétude à avoir est de devenir accro à cette onirique alternative, et de ne plus vouloir revenir dans la Réalité. Je me demande ce que mon subconscient va me concocter pour cette Nuit...


mercredi 28 juillet 2010 14:42 , dans Chroniques du 7e Art


La Tournée de Mathieu Amalric...

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Fort heureusement pour moi, les cinémas ne sont pas appelés salles obscures pour rien. Outre le fait de pouvoir apprécier un film correctement, l'obscurité présente aussi l'avantage de cacher un tantinet des expressions faciales qui peuvent paraître déroutantes pour un public de non-avertis. J'ai en effet dû passer les trois quarts du film à afficher un air débile, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés en grand. Émerveillement total et révélation furent au rendez-vous lors de Tournée, le petit Sparkling Diamond de Mathieu Amalric.


Ce film nous offre un petit tour dans l'univers du New Burlesque, une technique d'effeuillage chic remise au goût du jour par la jolie Dita Von Teese, qui, si elle n'a pas inventé l'eau chaude, peut au moins se vanter de savoir barboter avec une classe souveraine dans une coupe de champagne géante, ce qui n'est pas donné à la première venue.


Pour ce qui est du film, on peut carrément dire que j'ai eu un choc esthétique. Devant tous ces corsets, chaussures à talons, plumes, paillettes et strass, la petite fille qui est en moi s'est propulsée sur ses pieds pour crier « Ça! C'est ça que je veux faire! Je veux être comme elles!»

Il faut dire que les actrices sont des personnages haut en couleurs, des femmes pulpeuses qui s'assument toutes, sauf une petite nouvelle absolument adorable. Pour ce film, elles ont créé elles-mêmes leurs numéros et leurs propres costumes. Des américaines complètement barges qui prennent la vie avec fun! Et puis il y a aussi Roky Roulette, un grand brun au sourire éclatant, grimé en Roi de France à l'effeuillage et aux déhanchés particulièrement suggestifs...

On en redemande...


D'ailleurs, c'est un peu mon seul regret, j'aurais voulu encore plus de numéros! Et même monter une troupe avec cette folle équipée pour partager leur délire psychédélique! On aurait investi dans une roulette et plein de boas à plumes et roule ma poule! Leur enthousiasme est vraiment communicatif. Les numéros sont tour à tour drôles, voire carrément barrés, mais parfois aussi d'une douce poésie...


Et au milieu de tout ça, il y a Amalric, qui incarne à merveille le parfait connard et que par conséquent j'ai détesté de toutes mes forces jusqu'à la fin du film, parce qu'il aurait dû traiter ces show girls comme des princesses! Et puis (je spoile) il a une révélation vraiment jolie et pleure... Ah là là... Les hommes qui pleurent... Je ne peux vraiment pas y résister! C'est un personnage complètement paumé en fait, qui ne sait pas quoi faire de sa vie, qu'on a laché aussi, un parasite qui n'est pourtant pas irrécupérable, très touchant.


Alors voilà, j'ai pris beaucoup de plaisir à partager leur aventure, et leurs histoires personnelles aussi, parce que le film est vraiment réaliste, sans trop de pathos. Les danseuses sont divines et ont un puissant pouvoir décomplexant, ça donne vraiment la pêche!


New Burlesque, me voilà...

lundi 12 juillet 2010 13:13 , dans Chroniques du 7e Art


Lost, très exactement 5 ans après.

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Il est 2 heures du matin. Dans un peu plus de 5 heures, je devrai me lever pour aller travailler. Mais je viens de finir Lost, et il est absolument hors de question d'aller me coucher comme ça, sans me dégager de toutes les impressions qui m'étreignent.

Ce dernier épisode a le triste mérite de m'avoir fait pleurer toutes les larmes de mon corps. Et oui, parfois être une fille, c'est nul. Surtout quand on fait la fière en croyant que certaines blessures sont cicatrisées.

Ce dernier épisode -et je n'arrive pas à m'y faire- m'a bouleversée, parce que ça correspond tellement à ma vision des choses, après. Et pourtant, au début de cette ultime saison, c'était loin d'être gagné! Je me suis longtemps demandé combien de temps encore les scénaristes allaient nous balader. J'ai invectivé ma télé un nombre incalculable de fois à grands coups de "Mais c'est ridicule!" ou de "Lamentable! ... Ca fait chier c'est nul!". Oui, regarder Lost avec moi est plutôt folklorique. ^^

Je ne comprenais pas pourquoi (attention je spoile) la plupart des personnages principaux mourraient un à un, connement le plus souvent, je ne comprenais pas à quoi servait cette réalité alternative. On se serait cru dans le remake d'un film d'horreur tellement naze que je ne le citerais pas. Voire dans un téléfilm de Noël tout moisi. Il faut dire que l'histoire de la source lumineuse hein... c'est un peu kitsch quand même. Et je trouvais que les histoires de Richard, Jacob et son frère-sans-nom ne rimaient à rien, le passage au temple aussi, avec un mix Sayid-le-ressucité vs la sagesse et le mépris asiatique... Un vrai choc des cultures. Bon, c'est vrai que vu l'heure tardive de diffusion, je n'étais pas très patiente, mais quand ils ont sorti de leur chapeau toute une pléiade de nouveaux personnages qui ne servaient pas à faire avancer l'histoire le plus souvent, et bien ça a de quoi agacer.

Et puis le cours des choses a commencé à prendre une tournure intéressante avec le retour de Desmond. J'espérais que les deux réalités allaient se percuter, même s'il ne faut jamais croiser les rayons. Je ne voyais toujours pas où tout cela allait me mener, mais les ruptures spatio-temporelles, moi ça me titille fortement l'occiput. ^^

Je trouve que faire un ultime épisode super long et sans toutes les fioritures de d'habitude, les génériques, previously et j'en passe, était plutôt futé. C'était bien rythmé et j'ai été captivée jusqu'au final. Plus on s'approchait de la fin, et plus j'avais l'impression de poser mes pieds l'un après l'autre sur des petits cailloux qui s'allumaient pour éclairer mon esprit tortueux. Et plus il y avait de retrouvailles et de reconnaissances, plus je pleurais... C'est mon rouleau d'essuie-tout qui a pris une claque.

Ces moments de flash-backs, je les ai trouvés poignants, émouvants, parfois d'une grande poésie. Il était touchant de pouvoir revoir des anciens comme l'adorable Boone, Shanon et leurs retrouvailles avec les autres. Tout faisait sens. Et puis la fin de Jack, qui est un nouveau départ, là où tout avait commencé, au milieu des bambous, son oeil qui se ferme... ils ont vraiment joué à fond la carte des clins d'oeil côté "ça y'est, c'est maintenant qu'on boucle tout." (Et il était temps). Je serai probablement excessivement indulgente quand je regarderai tout en anglais (pitié l'Ami, si tu aimes cette série, regarde là en VO, les gens ont des vrais accents et c'est beaucoup moins fadasse!). Ca sera probablement étrange de tout reprendre en sachant la fin. Je ne sais même pas si les liens que je ferai seront valides, puisque les saisons se sont construites au fur et à mesure (d'où toutes les incohérences et les what the fuck?! d'ailleurs).

Je suis sûre que demain (ou tout à l'heure), ma réaction va me paraître excessive. Ou pas. C'est toujours comme ça pour moi quand quelque chose se termine, que ce soit un film, une série ou un bouquin que j'ai adoré. Une grande nostalgie s'empare de moi, je suis parfois très triste et mélancolique pour le reste de la journée. Une de mes parades consiste à commencer tout de suite après un autre livre, parce que c'est encombrant tout de même tout ce vague à l'âme. Mais pour l'heure, je vais me laisser consoler par Morphée et son Oubli bienfaiteur.

Lost est une bien jolie aventure tout compte fait...

vendredi 25 juin 2010 12:22 , dans Graal : Quête spirituelle&Questions existencielles


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